Badsender est une agence de conseil en emailing basée à Paris, pas une plateforme d’envoi. Elle intervient sur la délivrabilité, les design systems email, l’accessibilité et la formation des équipes, en travaillant sur l’outil déjà en place chez le client : Brevo, Mailchimp, Pardot, HubSpot ou Emarsys. C’est une distinction qui change la façon de la solliciter.
Beaucoup d’équipes marketing cherchent un outil quand leur problème est ailleurs. Elles changent de routeur, refont leurs templates, testent un nouvel objet, et le taux d’ouverture ne bouge pas. Dans la plupart de ces cas, le message n’arrive tout simplement pas en boîte de réception, et aucun outil ne corrige ça à la place de son utilisateur.
Agence ou plateforme : ce que Badsender fait exactement
Le catalogue publié par l’agence couvre l’audit des pratiques emailing, le diagnostic et la résolution des problèmes de délivrabilité, la conception de design systems email, l’implémentation de templates, l’accessibilité des messages, la rédaction de contenus CRM, le marketing automation, la production de campagnes, et la formation des équipes internes.
Aucune de ces prestations n’est un logiciel. L’agence s’insère dans une stack existante et la fait fonctionner mieux. Ses références publiques donnent une idée du type de structures concernées : Harmonie Mutuelle, Bpifrance, Mediapart, L’Équipe, Etam, WWF, Shine, Effy, le groupe Ebra, Recygo et la Fondation Carasso. Ce sont des organisations qui envoient beaucoup et dont la base est déjà constituée.
Une PME qui envoie une newsletter mensuelle à 2 000 contacts n’a pas ce problème. Une mutuelle qui envoie des courriers réglementaires à des centaines de milliers d’adhérents, si.
Pourquoi la délivrabilité passe avant le contenu
Un email qui finit en spam a un taux d’ouverture de zéro, quelle que soit la qualité de son objet. C’est pour cette raison que l’ordre des chantiers compte : il faut vérifier chaque paramètre de délivrabilité avant d’investir dans la création.
Trois couches d’authentification conditionnent la réception. Le SPF déclare quels serveurs ont le droit d’envoyer pour votre domaine. Le DKIM signe cryptographiquement chaque message pour prouver qu’il n’a pas été altéré. Le DMARC indique aux fournisseurs quoi faire quand l’un des deux échoue, et permet de recevoir des rapports.
Depuis février 2024, Gmail et Yahoo exigent ces trois enregistrements des expéditeurs qui dépassent 5 000 messages par jour vers leurs utilisateurs, ainsi qu’un lien de désabonnement en un clic et un taux de plainte maintenu sous 0,3 %. Ce seuil a fait basculer beaucoup d’expéditeurs d’un jour à l’autre.
BIMI vient après, pas avant. Afficher son logo dans la boîte de réception suppose un DMARC déjà en politique stricte, et un certificat VMC payant. C’est un aboutissement, pas un point de départ.
Le nettoyage de base, avant la segmentation
Une base qui n’a pas été nettoyée depuis deux ans contient des adresses abandonnées. Certaines sont recyclées par les fournisseurs en pièges à spam : elles n’ouvrent plus, n’ont jamais désabonné, et signalent au filtre que l’expéditeur ne surveille pas sa liste.
Le réflexe utile consiste à sortir les contacts inactifs depuis douze mois plutôt qu’à leur envoyer davantage. Une base de 40 000 adresses dont 12 000 n’ouvrent jamais performe moins bien qu’une base de 28 000 active. Le volume rassure, il ne délivre pas.
Vient ensuite la segmentation, et plusieurs études confirment le même constat : découper par comportement réel donne de meilleurs résultats que découper par donnée déclarative. Ce qu’un contact a ouvert, cliqué ou acheté prédit mieux que la case qu’il a cochée à l’inscription.
Design system et accessibilité : le chantier que personne ne lance
C’est la partie la plus spécifique de l’offre de l’agence, et la moins demandée spontanément. Un design system email est une bibliothèque de blocs validés sur l’ensemble des clients de messagerie, que les équipes assemblent sans repartir du HTML à chaque campagne.
Son intérêt est mesurable sur le temps de production. Une équipe qui recode chaque newsletter passe des heures à corriger l’affichage sous Outlook. Une équipe qui assemble des blocs déjà testés ne les passe pas.
L’accessibilité suit la même logique. Un email lisible par un lecteur d’écran suppose une structure sémantique, un contraste suffisant et des alternatives textuelles sur les images. Ce n’est pas un supplément : une part des destinataires bloque le chargement des images par défaut, et un message dont tout le contenu est dans un visuel leur arrive vide.
Faut-il une agence ou une formation ?
L’agence propose les deux, et le choix dépend moins du budget que de la fréquence du besoin. Un audit de délivrabilité se fait une fois puis se surveille. Une refonte de design system se fait une fois puis se maintient en interne. Ces deux-là justifient une intervention ponctuelle.
La production de campagnes, elle, revient chaque semaine. Une équipe qui l’externalise durablement paie indéfiniment une compétence qu’elle pourrait internaliser. C’est là que la formation a plus de sens que la délégation.
Les erreurs qui coûtent le plus cher
Acheter une base. Le RGPD l’interdit en pratique pour le B2C, les adresses n’ont jamais consenti, et les plaintes qui suivent abîment la réputation du domaine expéditeur pour des mois.
Envoyer depuis le domaine principal sans sous-domaine dédié. Une campagne marketing qui génère des plaintes dégrade alors la réputation des emails transactionnels, factures et réinitialisations de mot de passe comprises.
Changer de routeur en espérant régler un problème de délivrabilité. La réputation est attachée au domaine et à l’adresse IP d’envoi, pas au logiciel. Migrer sans corriger la cause reproduit le problème sur la nouvelle plateforme, avec en prime une phase de chauffe à refaire.
Piloter au seul taux d’ouverture. Depuis Apple Mail Privacy Protection, les ouvertures sont préchargées automatiquement pour une partie des destinataires. L’indicateur est gonflé et son évolution ne veut plus dire grand-chose seule. Le taux de clic et le taux de plainte restent fiables.
Questions fréquentes
Badsender est-il un logiciel d’emailing ?
Non. C’est une agence de conseil qui intervient sur l’outil déjà utilisé par le client, notamment Brevo, Mailchimp, Pardot, HubSpot ou Emarsys.
Quels enregistrements DNS faut-il avoir avant d’envoyer une campagne ?
SPF, DKIM et DMARC. Depuis février 2024, Gmail et Yahoo les exigent des expéditeurs dépassant 5 000 messages par jour, avec un désabonnement en un clic et un taux de plainte sous 0,3 %.
Faut-il supprimer les contacts qui n’ouvrent plus ?
Il vaut mieux les sortir des envois réguliers après douze mois d’inactivité. Les adresses abandonnées sont parfois recyclées en pièges à spam et dégradent la réputation de l’expéditeur.
Le taux d’ouverture est-il encore un indicateur fiable ?
Partiellement. Apple Mail Privacy Protection précharge les ouvertures pour une partie des destinataires, ce qui gonfle la mesure. Le taux de clic et le taux de plainte restent plus sûrs.
