Greenly et CBAM : la solution SaaS pour une stratégie écologique réussie en entreprise

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Le MACF, mécanisme d’ajustement carbone aux frontières, est entré dans son régime définitif le 1er janvier 2026. Tout importateur de fer, acier, aluminium, ciment, engrais, électricité ou hydrogène doit désormais détenir le statut de déclarant MACF autorisé, ou passer par un représentant en douane indirect qui le détient. En dessous de 50 tonnes cumulées par an, une exemption de minimis s’applique.

C’est le changement le plus concret du Green Deal pour une entreprise qui importe. Il ne s’agit plus de déclarer des émissions à titre informatif comme pendant la période transitoire, mais d’acheter des certificats correspondant au carbone incorporé dans les marchandises importées.

Qui est concerné, et à partir de quel volume

Cargaison de profilés métalliques importés soumis au mécanisme d'ajustement carbone

Six familles de produits sont couvertes : fer et acier, aluminium, ciment, engrais, électricité, hydrogène, ainsi qu’une liste de produits dérivés qui élargit sensiblement le périmètre réel. Une entreprise qui n’importe pas d’acier brut mais des pièces métalliques finies peut malgré tout entrer dans le champ.

L’exemption de minimis épargne les importateurs sous 50 tonnes cumulées par an sur l’ensemble des marchandises concernées. Deux exceptions : l’électricité et l’hydrogène restent soumis sans seuil. Le calcul se fait sur le cumul annuel, pas par déclaration ni par fournisseur, ce qui piège les entreprises qui importent de petites quantités de façon récurrente.

Le statut de déclarant autorisé, la première marche

Tableau de suivi des émissions incorporées par fournisseur

Depuis le 1er janvier 2026, importer une marchandise couverte sans ce statut n’est plus possible. Deux voies existent : demander soi-même le statut de déclarant MACF autorisé auprès de l’autorité compétente, ou déléguer à un représentant en douane indirect qui en dispose déjà.

La délégation paraît confortable et coûte plus cher à l’usage. Elle rend surtout l’entreprise dépendante d’un tiers pour une donnée qu’elle devra de toute façon produire : les émissions incorporées, fournisseur par fournisseur, référence par référence.

Le vrai chantier est la donnée fournisseur

Rapport de conformité carbone prêt pour un audit

C’est là que la conformité se joue, et c’est aussi ce que les entreprises découvrent tard. Déclarer le carbone incorporé suppose d’obtenir de chaque fournisseur, souvent hors Union européenne, les émissions directes et indirectes associées à la production. Un fournisseur turc ou indien n’a aucune obligation de les calculer, et pas toujours les moyens de le faire.

Les valeurs par défaut publiées par la Commission servent de solution de repli. Elles sont volontairement pénalisantes : construites pour ne pas avantager celui qui ne fournit pas ses données réelles. Une entreprise qui s’en contente paie donc plus de certificats que nécessaire, chaque année, pour n’avoir pas mené la collecte.

Cette collecte ressemble beaucoup à celle d’un bilan carbone de scope 3. C’est la raison pour laquelle les deux chantiers se traitent ensemble plutôt qu’en parallèle.

Où se situe une plateforme comme Greenly

Greenly est une plateforme SaaS française de comptabilité carbone. Son catalogue couvre le Bilan Carbone®, l’engagement fournisseurs, la stratégie de décarbonation, l’analyse de cycle de vie conforme ISO, la conformité ESG, et des modules réglementaires dédiés : CSRD, CBAM, SBTi, EUDR, VSME, TCFD/IFRS, Ecovadis.

L’éditeur annonce 3 500 clients et 291 986 955 tonnes équivalent CO2 sous gestion. Parmi les références publiques : AXA, Veolia, BNP Paribas, Schneider Electric, Crédit Mutuel, Generali, Forvia, Duracell, Motorola Solutions, Yusen Logistics, KFC, Tessi, Fareva et France Pare-Brise. L’entreprise est certifiée ISO 27001, accréditée CDP et labellisée B Corp.

Ce que ce type d’outil fait, concrètement : centraliser la collecte auprès des fournisseurs, appliquer les facteurs d’émission, produire des rapports opposables à un auditeur. Ce qu’il ne fait pas : convaincre un fournisseur étranger de communiquer ses données. Cette partie reste un travail de relation commerciale, et c’est elle qui détermine le coût final.

Ce qui coûte cher quand on s’y prend en retard

Trois postes reviennent systématiquement. Le premier est le recours aux valeurs par défaut, faute d’avoir collecté à temps. Le second est l’immobilisation de trésorerie liée à l’achat de certificats, qui suit le cours du carbone européen et ne se budgète pas au doigt mouillé. Le troisième est la révision des contrats fournisseurs, puisqu’un contrat signé sans clause de transmission des données d’émissions ne donne aucun levier.

Une entreprise qui importe régulièrement de l’acier a intérêt à traiter ce dernier point avant le renouvellement de ses contrats, pas après.

Questions fréquentes

Quels produits sont concernés par le MACF ?

Fer et acier, aluminium, ciment, engrais, électricité et hydrogène, ainsi qu’une liste de produits dérivés qui inclut des pièces transformées.

Existe-t-il un seuil en dessous duquel on est exempté ?

Oui, une exemption de minimis s’applique sous 50 tonnes cumulées par an de marchandises concernées. L’électricité et l’hydrogène restent soumis sans seuil.

Faut-il obligatoirement être déclarant MACF autorisé ?

Depuis le 1er janvier 2026, oui, sauf à déléguer l’obligation à un représentant en douane indirect qui détient lui-même ce statut.

Que se passe-t-il si un fournisseur ne transmet pas ses émissions ?

Les valeurs par défaut de la Commission s’appliquent. Elles sont conçues pour être défavorables, ce qui augmente le nombre de certificats à acheter.

sunshyne travaille sur le SEO technique et la délivrabilité e-mail pour les marchés francophones, et dirige le cabinet de conseil digital sunshyne.ch. L'essentiel de ce travail se situe à l'intersection des deux. Côté SEO : cartographie de redirections, diagnostic de crawl et d'indexation, analyse de logs serveur, et récupération de domaines que leur historique a abîmés. Côté e-mail : la couche d'authentification — SPF, DKIM et DMARC —, la réputation d'expéditeur, et les raisons pour lesquelles un message techniquement valide finit malgré tout par être filtré. Les guides publiés ici viennent de cette seconde moitié. Configurer l'authentification d'un domaine sans se tromper, comprendre ce qu'un serveur SMTP accepte ou refuse et pourquoi, et savoir ce qui distingue une campagne qui arrive en boîte de réception d'une campagne irréprochable sur le papier qui n'y arrive pas.

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